Le faible taux d’épargne a-t-il modifié notre comportement en matière d’épargne ?

Le faible taux d’épargne a-t-il modifié notre comportement en matière d’épargne ?

Le taux d’intérêt de l’épargne est bas depuis un certain temps déjà. Cela a-t-il modifié notre comportement en matière d’épargne ? Des recherches récentes font apparaître un certain nombre de tendances intéressantes en matière d’épargne.

Pourquoi le taux d’épargne est-il faible ?

Le faible taux d’intérêt de l’épargne est en partie dû à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). En maintenant des taux d’intérêt bas, la banque centrale veut stimuler les dépenses et donc l’économie dans la zone euro. L’épargne n’est pas intéressante en raison de la faiblesse des taux d’intérêt. Emprunter par le biais d’un prêt hypothécaire ou d’un crédit à la consommation et dépenser de l’argent sont des activités attrayantes.

La BCE va-t-elle réussir et sommes-nous devenus un pays de dépensiers au lieu d’épargnants ?

Des enquêtes récentes montrent un changement dans notre comportement d’épargne.

L’épargne en Belgique continue d’augmenter

Le montant épargné en Belgique s’élève à 340 milliards d’euros et continue d’augmenter. L’année dernière, le solde d’épargne combiné a augmenté de 5,3 milliards d’euros. Sur ce montant, 1,8 milliard d’euros ont été crédités et nous avons reçu 3,5 milliards d’euros en retour, malgré le faible taux d’intérêt de l’épargne. Selon les recherches de la BNB.

Moins d’épargne avec la grande banque connue

Le ménage moyen dispose de 44 000 euros d’épargne « en banque ». Il s’agit de moins en moins souvent de l’une des trois grandes banques. Les Belges choisissent de plus en plus de placer tout ou partie de leur épargne dans une petite banque. Ces « spécialistes de l’épargne » offrent un taux d’intérêt plus élevé et le changement est facile.

Seuls 2 % de l’épargne belge sont détenus sur un compte d’épargne étranger.

Allons-nous économiser moins l’année prochaine ?

L’année dernière, à partir de l’été, on a constaté une baisse frappante de l’épargne en Belgique. Cependant, il est encore trop tôt pour parler d’une rupture de tendance. En mai, de nombreux belge reçoivent leurs congés payés et, à la fin de l’année, un plus grand nombre de prêts hypothécaires sont traditionnellement contractés en raison de l’évolution des normes en la matière.

Néanmoins, certains facteurs pourraient entraîner une diminution de nos économies.

  • Les taux d’épargne devraient rester faibles.
  • La reprise du marché du logement devrait se poursuivre.
  • Plus de possibilités de faire des dons en franchise d’impôt.
  • La confiance des consommateurs augmente et le chômage diminue.

Préoccupations et mécontentement, mais pas d’action

Jusqu’à présent, l’effet du faible taux d’épargne sur notre comportement en matière d’épargne a été principalement émotionnel. Une étude montre qu’une majorité des Belges déclarent qu’ils ne changeront pas leur comportement en matière d’épargne (68%). Ils se disent insatisfaits du taux d’épargne (41 %), ou inquiets pour la retraite (17 %) ou pour un autre objectif d’épargne (16 %).

Les Belges qui ont commencé à épargner moins en raison du faible taux d’intérêt choisissent souvent de rembourser leur prêt hypothécaire (18 %) ou de dépenser davantage (10 %). Le pas à franchir pour investir est souvent (trop) grand en raison du risque, selon la même étude. Pour un rendement plus élevé, ces épargnants peuvent opter pour une épargne de dépôt ou une épargne assortie de conditions.