Les ménages et les banques vulnérables à la chute des prix de l’immobilier

Les ménages et les banques vulnérables à la chute des prix de l’immobilier

Les ménages et les banques sont vulnérables à la chute des prix de l’immobilier. La Banque nationale de Belgique plaide donc en faveur de normes hypothécaires plus strictes et de tampons bancaires plus élevés.

Le marché du logement représente un risque de stabilité pour la Belgique

Des frais mensuels peu élevés et une garantie dont la valeur augmente rapidement ; les propriétaires s’en sortent bien actuellement.

Néanmoins, la Banque nationale de Belgique (BNB) considère le marché du logement comme le « risque le plus important pour la stabilité financière de la Belgique ». Dans la dernière Revue de la stabilité financière, l’autorité de surveillance souligne les risques d’une éventuelle correction des prix. Une baisse du prix des logements pourrait toucher à la fois les ménages et les banques.

La chute des prix de l’immobilier a déjà posé des problèmes auparavant

La dernière crise économique a montré que ce scénario n’était pas impensable. La chute des prix de l’immobilier a fait plonger de nombreux prêts hypothécaires. Les ménages ont également gardé la main sur leur porte-monnaie, renforçant ainsi la spirale descendante de l’économie.

La crise du marché immobilier a donné lieu à des mesures destinées à rendre l’économie moins vulnérable à la chute des prix des logements. Par exemple, le remboursement a été rendu obligatoire pour les nouveaux prêts hypothécaires et vous ne pouvez pas emprunter plus que la valeur de votre maison.

Signes de surévaluation pour les logements occupés par leur propriétaire

Pendant ce temps, les maisons sont à nouveau plus chères qu’avant la crise et le marché immobilier bat record sur record. Le prix moyen des logements a augmenté au troisième trimestre de cette année pour atteindre 313 000 euros. Cette situation est en partie due à la tension sur le marché du logement.

Les prix élevés des logements, combinés à des taux d’intérêt hypothécaires bas, incitent également à s’endetter davantage. Les normes hypothécaires stipulent même que vous pouvez emprunter davantage lorsque le taux d’intérêt est plus bas.

Des normes hypothécaires plus strictes et un tampon bancaire plus élevé

Les ménages et les banques sont vulnérables à une correction à la baisse des prix de l’immobilier. La Banque nationale de Belgique prend donc des mesures. L’autorité de surveillance souhaite que les banques belges détiennent davantage de fonds propres pour faire contrepoids aux prêts hypothécaires. Au total, il s’agit de 3 milliards d’euros.

Ces exigences en matière de fonds propres prendraient effet en 2022 et viendraient s’ajouter aux exigences des accords de Bâle. La BNB tient compte d’une légère augmentation des intérêts hypothécaires de 0,2% en raison des exigences en matière de capital.

En outre, la Banque nationale de Belgique préconise des normes hypothécaires plus strictes. Par exemple, le superviseur veut réduire davantage le montant maximal de l’hypothèque en fonction de la valeur de la maison. Le ratio prêt/valeur est désormais de 100 %.